Sans trop me presser vu que l'emploi du temps m'a occupé ailleurs, je commence le ponçage, à la main pour l'intérieur, et sans trop insister comme le préconise la notice de la Canoterie pour ne pas attaquer le tissu qui reste perceptible sous le glaçage succinct pour rester anti dérapant.

Puis retournement du canoë pour attaquer le ponçage extérieur et faire disparaître toutes les imperfections de surface, et en particulier les coulures et la petite marche qui reste perceptible entre les endroits où il y a deux couches de tissu et ceux où il n'y en a qu'une.

ponçage fin

Je commence donc au grain 120, avec masque, car cette poussière d'époxy très fine ne me dit rien qui vaille à respirer, mais après deux séances (pour ne pas faire chauffer la ponceuse) le plateau se dévisse une minute après la troisième reprise de travail. Ce n'est pas normal d'autant plus que j'avais vérifié le serrage des 4 vis de maintien au moment d'un changement de disque abrasif. Un deuxième essai après avoir tout remonté en veillant soigneusement au serrage des vis donne le même résultat... j'envoie donc un courriel au magasin vendeur de la machine pour demander comment joue la garantie de 2 ans vu que l'achat date de fin juillet et que je ne m'en suis servi que sur du bois tendre... Réponse téléphonique du directeur du magasin vendeur le lendemain pour me dire que si effectivement on constate un usage normal de la machine il y aura échange. Bonne première impression pour cette démarche même s'il me faut faire 45km pour soumettre le problème !

Pas de travail ce 16/10/2013, mais déplacement pour l'échange de ponceuse au Brico Dépôt qui s'est passé sans aucun problème ; j'ai même pu rajouter quelques euros pour avoir une ponceuse d'une autre marque n'ayant pas envie d'un échange pur et simple, même si le vendeur m'assurait qu'il avait très peu de problème avec la dite marque.

Stand-by de presque trois semaines au profit du métier de grand parents... nettement plus fatiguant que de fabriquer un canoë sans forcer !!! J'ai quand même intercalé quelques quart d'heures de ponçage ce 27/10/2013 entre deux étapes familiales, juste le temps de me rendre compte que la poussière très fine d'époxy a tendance à rendre difficile l'accrochage des disques velcro sur le plateau de la ponceuse. En fait, un dépoussiérage soigné ne change rien à l'affaire ; mes disques de grain 80 se décrochent au bout de 10 minutes alors que ceux de 120 tiennent le coup longtemps : c'est donc un problème de qualité du feutre d'accroche et je suis bon pour acheter un autre jeu de disques de 80 en espérant qu'ils seront de bonne qualité quand je reviendrai poursuivre mon ponçage !

ponçage fin

Autre conséquence de ces interruptions (ponceuse hs et arrêt famille), c'est que le temps fraîchit avec l'automne qui avance. Les 16° dans l'atelier permettent toujours de poncer sans se geler, mais vont être un problème pour passer le vernis qui s'accommoderait plus d'un 25° pour être passé en couches fines. Heureusement, j'ai pensé à une possibilité : je dispose d'une autre dépendance que l'atelier, plus facilement chauffable et qui sera exempte de la poussière omniprésente dans l'atelier. Quand le ponçage sera fini, je transporterai le plastique de protection et le canoë dans cette pièce, forcerai un peu sur le chauffage ponctuellement et passerai mon vernis dans les meilleures conditions.

 

17/11/2013 Aux déplacements famille a succédé une crève épouvantable - rhume, toux, maux de tête - et l'arrivée précoce de la première neige... L'atelier redevient glacial. De plus, il serait frustrant de finir le canoë à marche forcée et de ne pouvoir l'inaugurer en raison du froid... Je crains donc que la prochaine mise à jour du suivi de la construction n'attende les jours meilleurs du printemps prochain, même si je fais quelques incursions ponçage d'ici là ! J'ai tout le temps pour que cette étape soit faite longuement et soigneusement !

A 2014 donc pour ceux qui me suivent !

 

17/04/2014 Un temps doux depuis 3 semaines aurait du m'inciter à reprendre mon ponçage, mais jardin et travaux autour de la maison ont eu la priorité ainsi qu'une aspiration soigneuse de l'atelier, la poussière ayant eu le temps de se déposer pendant l'hiver. Pour ne pas remettre de la poussière, surtout celle ultra fine de ponçage de la résine, je sors le bateau devant l'atelier pour les séances de ponçage.

J'avais acheté d'autres disques constatant que mes disques de grain 80 ne tenaient pas plus de 10minutes / 1/4 d'heure avant que le velcro n'agrippe plus et que le disque s'éjecte de lui même du plateau... eh bien ça continue : mes nouveaux disques (plus chers !) durent le même temps, il m'en a fallu cinq pour le travail d'aujourd'hui alors qu'un côté du bateau n'est pas encore complètement poncé...

reprise ponçage

18/5/2014 Un petit intercalaire entre plateau de la ponceuse et le disque abrasif tente d'améliorer les choses sans effet flagrant.
Je profite de l'arrêt du vent qui souffle en force depuis plusieurs jours avant l'annonce de pluie pour cette nuit et retour de vent fort après, pour finir mon ponçage au grain 80, épuisant presque mon stock de disques abrasifs.

fin de ponçage

Coup de balayette pour évacuer la poussière de ponçage avant la photo, mais la main passée sur la coque pour apprécier au toucher l'état de la surface ressort toute blanche tant la poussière est fine. Dans la foulée, je passe au grain 180 dont j'ai approvisionné 10 disques qui tiennent un peu plus longtemps que ceux de 80. 4 disques me permettent de passer tout le bateau à ce grain de ponçage, de façon méthodique faute de repaire visuel flagrant. N'ayant pu effacer efficacement des coulures de résine le long des plats bords, je passe un coup de ponceuse vibrante (rectangulaire) avec du grain 50 pour améliorer ce constat, puis passe à la ponceuse excentrique un coup de 80 puis un coup de 180 pour finir. Coup de balayette, puis passage à l'essuie tout imbibé d'acétone pour nettoyer tout l'extérieur de la coque.

Un petit temps de réflexion ensuite : la notice de la Canoterie préconise après le 120, une finition au 240, voire 400...

Peut être qu'un deuxième passage au 180 ne ferait pas de mal même si je n'arrive pas à dépolir totalement la surface, ce qui semble l'idéal, mais je préfère cela à risquer d'attaquer le tissus.

Finalement je décide d'en rester là et réfléchis de nouveau à transférer le bateau dans une dépendance moins poussiéreuse que l'atelier, car malgré mes séances d'aspirateur répétées, il est manifeste qu'il reste beaucoup de poussière qui a pénétré partout, même dans les armoires à outils et ne parlons pas de ce qui n'est pas enfermé !

Je sors donc le bateau, les supports et le plastique de protection pour le transférer dans cette dépendance buanderie préalablement bien aspirée sol et plafond...

Je ne regrette pas ma décision en découvrant sous le plastique une bonne pelle de poussière !

poussière